Il y a quelques mois, en me promenant sur des réseaux de chats en ligne, j'ai rencontré une fille qui se mutilait. Je l'ai ajoutée sur Facebook et tenté de l'aider. Pourquoi se mutilait-t-elle? Elle avait l'impression de ne pas être aimée, qu'elle ne valait rien, qu'elle ne méritait pas d'être heureuse. Cette fille a finalement réussi à cesser de se mutiler, elle avait compris qu'elle méritait mieux que ça et elle avait appris à être forte et à avoir confiance en elle. Je n'ai plus entendu parlé d'elle pendant quelques mois.
Récemment, elle m'a écrit un nouveau message, elle venait de se faire vomir. Elle voulait maigrir et souhaitait arrêter de se sentir grosse et laide. Je lui ai demandé de ne plus se faire vomir et de tenter un régime santé. Qu'elle pouvait perdre du poids sans se faire souffrir de cette façon. Son IMC* était alors de 20,55. Je lui ai dit qu'elle n'avait pas besoin de perdre du poids, mais que si elle le souhaitiat réellement son IMC ne devait pas descendre sous 18 et qu'elle devait faire très attention. Déjà je craignait le pire. Elle m'a écouté et ne s'est plus fait vomir: elle a préféré arrêter de manger.
Je ne l'ai pas su tout de suite, elle m'a dit qu'elle avait perdu du poids. Un jour, elle m'a dit qu'elle n'avait mangé qu'une pomme de toute la journée. Je lui ai dit que ce n'était pas assez, elle ne m'a pas écoutée. La situation s'est empirée. La dernière fois que je lui ai demandé, son IMC était à 18, mais elle a continué à perdre du poids. Maintenant, elle ne mange plus. Elle a des crises d'hyperphalgie. Elle craint de s'approcher de la nourriture, par peur d'avoir une crise. L'autre jour elle m'a écrit, m'a dit: 'Je suis couchée dans mon lit, je gèle, j'ai des frissons, mal à la tête, je me sens faible.' Je l'ai suppliée de manger, elle n'a rien voulu entendre.
Je n'ai pas eu la force de répondre au dernier message qu'elle m'a envoyé, il y a maintenant deux jours, je n'ai pas les moyens de l'aider, elle ne réalise pas qu'elle a besoin d'aide, sa famille ne semble pas s'être aperçu de rien.
Dans quel monde vivons nous? Un monde où les jeunes filles ne mangent plus, pour tenter de se faire accepter, de rentrer dans les normes. Des mannequins photoshopées leurs sourient: 'Allez, essayez de me ressembler!' Est-ce que c'est ça la beauté? Un sac d'os? Tenter de ressembler à des poupées en plastique pour plaire? On doit rentrer dans la norme. Mais selon moi, ce n'est pas le pire. Les jeunes filles se laissent mourir de faim, mais n'ont même pas suffisament de respect envers elles-mêmes pour s'aider à se sortir des griffes de leur maladie.
Je m'arrête ici. J'ai pas la force de continuer. Ce monde me dégoute.
*IMC - Indice de masse corporelle, entre 18 et 25 il est considéré comme santé. En bas de 18, la personne est considérée maigre et au dessus de 25 avec un surpoids.
samedi 22 décembre 2012
vendredi 7 septembre 2012
Stuck in her daydream.
Comme si la Terre tournait sans moi.
Comme si tout était appris par coeur, que des mots à réciter.
Comme si je connaissais tout leurs jeux.
Comme si trop de larmes étaient cachées derrière mes yeux.
Je m'ennuie.
Sourires de plus en plus fakes.
C'est dur de s'haïr.
Comme si tout était appris par coeur, que des mots à réciter.
Comme si je connaissais tout leurs jeux.
Comme si trop de larmes étaient cachées derrière mes yeux.
Je m'ennuie.
Sourires de plus en plus fakes.
C'est dur de s'haïr.
samedi 14 avril 2012
Emmanuel
Pourquoi as-tu fait ça? Emmanuel, mon amour, mon cœur, ma vie. Tu m’as laissée. Tu m’avais promis que tu serais toujours à mes côtés, que tu serais toujours là pour moi. Pourquoi es-tu parti? Sans une explication…
Je sors de la maison, je vais prendre l’air. Je pousse la clôture et entre dans le champ. J’erre quelques minutes avant de trouver un arbre qui me convient. Il est haut, au moins vingt mètres je dirais. Il doit être centenaire. Je grimpe en quelques secondes, m’assois sur une branche, je laisse pendre mes pieds dans le vide.
Je contemple la ville d’en haut. J’ai l’impression d’être complètement détachée de son essence. Je n’en fais plus partie. Je pourrais passer ma vie ici. Vous pourriez vous battre en bas, faire vos guerres, vous disputer pour des choses éphémères, maintenant je m’en fiche.
Pourquoi es-tu parti? Je t’aimais… Je t’aimais comme une folle. J’aurais été prête à tout pour toi. Qu’est ce que j’aurais dû faire pour que tu restes?
Je regarde l’arbre, j’ai l’impression d’être à t’es côtés, j’ai l’impression de te serrer encore dans mes bras. Je colle ma joue contre le tronc. J’observe un corbeau qui descend tout doucement en planant. Comme moi, il se perche en haut d’un arbre. Il est complètement en haut. Une bourrasque pourrait facilement le désarçonner, mais lui n’a pas peur de tomber, car il a des ailes. En as-tu toi? Je pourrais essayer de voler moi aussi. Je n’aurais qu’à sauter puis je serais enfin libre.
Je continue d’observer le corbeau… Il s’envole et part. Comme toi. Mais pourquoi es-tu parti? Je décolle ma tête du tronc, je vais m’envoler. Mes cheveux s’emmêlent dans tes branches. Pourquoi me retiens-tu? Je ne t’ai pas retenu moi.
Je vais sauter pour m’envoler. Je volerai peut être assez haut pour pouvoir enfin te rejoindre au ciel? Emmanuel, je t’aime, je t’aimerai toujours. Allez, je compte jusqu'à trois puis je saute. Un, deux trois…
Je sors de la maison, je vais prendre l’air. Je pousse la clôture et entre dans le champ. J’erre quelques minutes avant de trouver un arbre qui me convient. Il est haut, au moins vingt mètres je dirais. Il doit être centenaire. Je grimpe en quelques secondes, m’assois sur une branche, je laisse pendre mes pieds dans le vide.
Je contemple la ville d’en haut. J’ai l’impression d’être complètement détachée de son essence. Je n’en fais plus partie. Je pourrais passer ma vie ici. Vous pourriez vous battre en bas, faire vos guerres, vous disputer pour des choses éphémères, maintenant je m’en fiche.
Pourquoi es-tu parti? Je t’aimais… Je t’aimais comme une folle. J’aurais été prête à tout pour toi. Qu’est ce que j’aurais dû faire pour que tu restes?
Je regarde l’arbre, j’ai l’impression d’être à t’es côtés, j’ai l’impression de te serrer encore dans mes bras. Je colle ma joue contre le tronc. J’observe un corbeau qui descend tout doucement en planant. Comme moi, il se perche en haut d’un arbre. Il est complètement en haut. Une bourrasque pourrait facilement le désarçonner, mais lui n’a pas peur de tomber, car il a des ailes. En as-tu toi? Je pourrais essayer de voler moi aussi. Je n’aurais qu’à sauter puis je serais enfin libre.
Je continue d’observer le corbeau… Il s’envole et part. Comme toi. Mais pourquoi es-tu parti? Je décolle ma tête du tronc, je vais m’envoler. Mes cheveux s’emmêlent dans tes branches. Pourquoi me retiens-tu? Je ne t’ai pas retenu moi.
Je vais sauter pour m’envoler. Je volerai peut être assez haut pour pouvoir enfin te rejoindre au ciel? Emmanuel, je t’aime, je t’aimerai toujours. Allez, je compte jusqu'à trois puis je saute. Un, deux trois…
vendredi 23 mars 2012
Au bout du rouleau
J'ai passé toute ma vie
Écrasé par l'ennui
Dans un endroit nauséabond
Détesté de toute la maison
De moi on arrachait des parties
Jetées telles des débris
Oubliées au fond d'un trou
Et conduites dans les égouts
À cause des envies
J'ai attrapé le tournis
Mais telle était ma fonction
Obéir à mes patrons
Mais je n'aurais jamais cru
Après tant de services rendus
Qu'on m'ai si vite oublié
Qu'on m'ai si vite remplacé
Maintenant je suis au boût du rouleau
Je n'ai plus de bouleau
On va bientôt me jeter
Tel un pauvre condamné
En mon souvenir et celui de mes aïeux
Je voulais faire un dernier adieu
Il ne reste de moi qu'un squelette
Moi, votre pauvre rouleau de papier toilette
Écrasé par l'ennui
Dans un endroit nauséabond
Détesté de toute la maison
De moi on arrachait des parties
Jetées telles des débris
Oubliées au fond d'un trou
Et conduites dans les égouts
À cause des envies
J'ai attrapé le tournis
Mais telle était ma fonction
Obéir à mes patrons
Mais je n'aurais jamais cru
Après tant de services rendus
Qu'on m'ai si vite oublié
Qu'on m'ai si vite remplacé
Maintenant je suis au boût du rouleau
Je n'ai plus de bouleau
On va bientôt me jeter
Tel un pauvre condamné
En mon souvenir et celui de mes aïeux
Je voulais faire un dernier adieu
Il ne reste de moi qu'un squelette
Moi, votre pauvre rouleau de papier toilette
samedi 25 février 2012
Masques
La peur, peur de s’intoxiquer, de devenir comme les gens autour de nous. Peur d’être contaminé par cette maladie qu’on appelle l’avarice. Peur de devenir comme ces gens que l’on déteste, mais que l’on déteste pourquoi? Pour être ceux que l’on redoute de devenir, pour être ceux qui nous montrent nos pires défauts, enfouis au fond de notre être, cachés aux yeux de tous, mais qui hantent nos pires cauchemars. Nous portons alors des masques. Des masques qui nous protègent de ce monde. Ils filtrent l’air que nous respirons nous empêchant de respirer l’extérieur contaminé. Cette protection infime nous rassure, nous procurant un sentiment de sécurité illusoire, car il est si facile de vouloir enlever ce masque. Si facile de croire qu’au fond les menteries sont peut être vérités. Si facile de finir infecté, envenimé au plus profond de soit. Pour en revenir toujours au masque. Il est si important, mais à la fois tout aussi insignifiant. Malheureusement, parfois ce masque grossi. Au lieu de recouvrir seulement nos lèvres, il vient à recouvrir notre visage entier, nous rendant méconnaissable aux yeux de nos proches. Ce masque devient de plus en plus dur à enlever, voire presque impossible. La peur de montrer notre vrai visage devient trop grande et le masque couvre notre être. Peu à peu, on oublie ce qu’est la vie sans ce masque et celui-ci reste sur nous. Le vrai malheur, arrive lorsque celui-ci recouvre nos yeux, cachant à jamais les miroirs de notre âme qui auraient pu nous sauver de la triste destinée qui devient à présent incontournable. Nos yeux ainsi cachés, ne nous permettent plus de voir la véritable personnalité des gens et il devient ensuite encore plus facile de nous contaminer. Le masque autrefois protecteur est devenue son antipode, un risque de plus de devenir lâche. Une fois que le masque est bien soudé à notre peau, nous devenons des porteurs de la maladie. Quelques temps plus tard, nous obligeons nos victimes à porter le masque. Inconscientes de leur action, elles ne comprennent pas que leur perte est à présent inévitable. Cette maladie si contagieuse, devient de plus en plus répandue. Heureusement, des gens luttent contre cette infection. Ces gens porteurs d’espoir créent fondations et organismes pour lutter contre les différents types de cette impureté. Le capitalisme, l’homophobie, la pollution, le racisme, les guerres… Tous des types de maladie contre lesquels il est très difficile de mener bataille. Menez par des gens masqués, ces fléaux détruisent l’humanité. Fondations, organismes, minuscules globules blancs, luttent contre cette maladie. Osent imposer leurs limites aux horreurs. Osent prendre pied devant cette troupe armée, prêt à mourir pour la cause qui leur semble juste. Mais, à qui la faute? Sur qui devons nous rejeter la culpabilité d’une action aussi cruelle? Devons nous remonter au temps d’Adam et Ève alors que cette dernière a mangé la pomme, autorisant pour la première fois le pêché à entrer sur cette Terre? Ou pire encore, est-ce que rejeter la faute sur quelqu’un n’est encore une fois qu’une preuve de notre lâcheté? Une preuve que l’humanité est contaminée, condamnée à errer dans la terreur. Mettons fin à ce massacre, retirons nos masques et dépolluons l’air de ce vice. Peut être que si nous agissons il ne sera pas trop tard. Pas trop tard pour survivre.
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