mercredi 23 janvier 2013


This is my dream.

More and more commonly, people are putting up walls between themselves and others. They wear more and more makeup to hide their true identity. No more difference, no more trouble. Our culture has encouraged them to hide themselves and conform to the normal.

But conformity creates an unrealistic ideal of perfection. Conformity causes girls to give themselves up to anorexia. Conformity reduces people to turn to cutting and self-harm. Conformity drives us to bully the less fortunate. Conformity creates social hierarchy. Conformity finally pushes some to commit suicide. Is this truly what we want? Some are hurting, others lonely and depressed, hiding behind walls of lies. Why are we scared to be ourselves and show our own personality? Don’t be ashamed of who you are!

My wish is that differences would be encouraged rather than eliminated. I wish beauty wasn’t only skin and bones. I wish personalities were unique. I wish there would be freedom to be yourself. I wish that self-harm wouldn’t be the solution for some. I wish for freedom of speech - that no one would fear expressing themselves. I wish no one would be reduced to silence. I wish there would be no murmur telling teenagers: you’re not beautiful, not smart, not fit, not good enough.

Enough! Prejudice should no longer be given free rein in our society! The chains of conformity must be broken. Everyone has the right to be heard and understood. Even the slightest whisper is important. Young people need to know that there are those out here who care about them and that they are not alone.
I have a dream today! I dream that one day, everyone will have the courage to stand up and declare: I am pretty, I am beautiful, I am proud of who I am and I have the desire to live. I dream that beauty would be more than only skin deep. Finally, I dream that girls will stand up where they are, as they are, for who they are.

This is my dream.

samedi 22 décembre 2012

De la mutilation à la boulimie vers l'anorexie.

Il y a quelques mois, en me promenant sur des réseaux de chats en ligne, j'ai rencontré une fille qui se mutilait. Je l'ai ajoutée sur Facebook et tenté de l'aider. Pourquoi se mutilait-t-elle? Elle avait l'impression de ne pas être aimée, qu'elle ne valait rien, qu'elle ne méritait pas d'être heureuse. Cette fille a finalement réussi à cesser de se mutiler, elle avait compris qu'elle méritait mieux que ça et elle avait appris à être forte et à avoir confiance en elle. Je n'ai plus entendu parlé d'elle pendant quelques mois.

Récemment, elle m'a écrit un nouveau message, elle venait de se faire vomir. Elle voulait maigrir et souhaitait arrêter de se sentir grosse et laide. Je lui ai demandé de ne plus se faire vomir et de tenter un régime santé. Qu'elle pouvait perdre du poids sans se faire souffrir de cette façon. Son IMC* était alors de 20,55. Je lui ai dit qu'elle n'avait pas besoin de perdre du poids, mais que si elle le souhaitiat réellement son IMC ne devait pas descendre sous 18 et qu'elle devait faire très attention. Déjà je craignait le pire. Elle m'a écouté et ne s'est plus fait vomir: elle a préféré arrêter de manger.

Je ne l'ai pas su tout de suite, elle m'a dit qu'elle avait perdu du poids. Un jour, elle m'a dit qu'elle n'avait mangé qu'une pomme de toute la journée. Je lui ai dit que ce n'était pas assez, elle ne m'a pas écoutée. La situation s'est empirée. La dernière fois que je lui ai demandé, son IMC était à 18, mais elle a continué à perdre du poids. Maintenant, elle ne mange plus. Elle a des crises d'hyperphalgie. Elle craint de s'approcher de la nourriture, par peur d'avoir une crise. L'autre jour elle m'a écrit, m'a dit: 'Je suis couchée dans mon lit, je gèle, j'ai des frissons, mal à la tête, je me sens faible.' Je l'ai suppliée de manger, elle n'a rien voulu entendre.

Je n'ai pas eu la force de répondre au dernier message qu'elle m'a envoyé, il y a maintenant deux jours, je n'ai pas les moyens de l'aider, elle ne réalise pas qu'elle a besoin d'aide, sa famille ne semble pas s'être aperçu de rien.

Dans quel monde vivons nous? Un monde où les jeunes filles ne mangent plus, pour tenter de se faire accepter, de rentrer dans les normes. Des mannequins photoshopées leurs sourient: 'Allez, essayez de me ressembler!' Est-ce que c'est ça la beauté? Un sac d'os? Tenter de ressembler à des poupées en plastique pour plaire? On doit rentrer dans la norme. Mais selon moi, ce n'est pas le pire. Les jeunes filles se laissent mourir de faim, mais n'ont même pas suffisament de respect envers elles-mêmes pour s'aider à se sortir des griffes de leur maladie.

Je m'arrête ici. J'ai pas la force de continuer. Ce monde me dégoute.

*IMC - Indice de masse corporelle, entre 18 et 25 il est considéré comme santé. En bas de 18, la personne est considérée maigre et au dessus de 25 avec un surpoids.

vendredi 7 septembre 2012

Stuck in her daydream.

Comme si la Terre tournait sans moi.
Comme si tout était appris par coeur, que des mots à réciter.
Comme si je connaissais tout leurs jeux.
Comme si trop de larmes étaient cachées derrière mes yeux.

Je m'ennuie.

Sourires de plus en plus fakes.
C'est dur de s'haïr.

samedi 14 avril 2012

Emmanuel

Pourquoi as-tu fait ça? Emmanuel, mon amour, mon cœur, ma vie. Tu m’as laissée. Tu m’avais promis que tu serais toujours à mes côtés, que tu serais toujours là pour moi. Pourquoi es-tu parti? Sans une explication…
Je sors de la maison, je vais prendre l’air. Je pousse la clôture et entre dans le champ. J’erre quelques minutes avant de trouver un arbre qui me convient. Il est haut, au moins vingt mètres je dirais. Il doit être centenaire. Je grimpe en quelques secondes, m’assois sur une branche, je laisse pendre mes pieds dans le vide.
Je contemple la ville d’en haut. J’ai l’impression d’être complètement détachée de son essence. Je n’en fais plus partie. Je pourrais passer ma vie ici. Vous pourriez vous battre en bas, faire vos guerres, vous disputer pour des choses éphémères, maintenant je m’en fiche.
Pourquoi es-tu parti? Je t’aimais… Je t’aimais comme une folle. J’aurais été prête à tout pour toi. Qu’est ce que j’aurais dû faire pour que tu restes?
Je regarde l’arbre, j’ai l’impression d’être à t’es côtés, j’ai l’impression de te serrer encore dans mes bras. Je colle ma joue contre le tronc. J’observe un corbeau qui descend tout doucement en planant. Comme moi, il se perche en haut d’un arbre. Il est complètement en haut. Une bourrasque pourrait facilement le désarçonner, mais lui n’a pas peur de tomber, car il a des ailes. En as-tu toi? Je pourrais essayer de voler moi aussi. Je n’aurais qu’à sauter puis je serais enfin libre.
Je continue d’observer le corbeau… Il s’envole et part. Comme toi. Mais pourquoi es-tu parti? Je décolle ma tête du tronc, je vais m’envoler. Mes cheveux s’emmêlent dans tes branches. Pourquoi me retiens-tu? Je ne t’ai pas retenu moi.
Je vais sauter pour m’envoler. Je volerai peut être assez haut pour pouvoir enfin te rejoindre au ciel? Emmanuel, je t’aime, je t’aimerai toujours. Allez, je compte jusqu'à trois puis je saute. Un, deux trois…

vendredi 23 mars 2012

Au bout du rouleau

J'ai passé toute ma vie
Écrasé par l'ennui
Dans un endroit nauséabond
Détesté de toute la maison

De moi on arrachait des parties
Jetées telles des débris
Oubliées au fond d'un trou
Et conduites dans les égouts

À cause des envies
J'ai attrapé le tournis
Mais telle était ma fonction
Obéir à mes patrons

Mais je n'aurais jamais cru
Après tant de services rendus
Qu'on m'ai si vite oublié
Qu'on m'ai si vite remplacé

Maintenant je suis au boût du rouleau
Je n'ai plus de bouleau
On va bientôt me jeter
Tel un pauvre condamné

En mon souvenir et celui de mes aïeux
Je voulais faire un dernier adieu
Il ne reste de moi qu'un squelette
Moi, votre pauvre rouleau de papier toilette

samedi 25 février 2012

Masques

La peur, peur de s’intoxiquer, de devenir comme les gens autour de nous. Peur d’être contaminé par cette maladie qu’on appelle l’avarice. Peur de devenir comme ces gens que l’on déteste, mais que l’on déteste pourquoi? Pour être ceux que l’on redoute de devenir, pour être ceux qui nous montrent nos pires défauts, enfouis au fond de notre être, cachés aux yeux de tous, mais qui hantent nos pires cauchemars. Nous portons alors des masques. Des masques qui nous protègent de ce monde. Ils filtrent l’air que nous respirons nous empêchant de respirer l’extérieur contaminé. Cette protection infime nous rassure, nous procurant un sentiment de sécurité illusoire, car il est si facile de vouloir enlever ce masque. Si facile de croire qu’au fond les menteries sont peut être vérités. Si facile de finir infecté, envenimé au plus profond de soit. Pour en revenir toujours au masque. Il est si important, mais à la fois tout aussi insignifiant. Malheureusement, parfois ce masque grossi. Au lieu de recouvrir seulement nos lèvres, il vient à recouvrir notre visage entier, nous rendant méconnaissable aux yeux de nos proches. Ce masque devient de plus en plus dur à enlever, voire presque impossible. La peur de montrer notre vrai visage devient trop grande et le masque couvre notre être. Peu à peu, on oublie ce qu’est la vie sans ce masque et celui-ci reste sur nous. Le vrai malheur, arrive lorsque celui-ci recouvre nos yeux, cachant à jamais les miroirs de notre âme qui auraient pu nous sauver de la triste destinée qui devient à présent incontournable. Nos yeux ainsi cachés, ne nous permettent plus de voir la véritable personnalité des gens et il devient ensuite encore plus facile de nous contaminer. Le masque autrefois protecteur est devenue son antipode, un risque de plus de devenir lâche. Une fois que le masque est bien soudé à notre peau, nous devenons des porteurs de la maladie. Quelques temps plus tard, nous obligeons nos victimes à porter le masque. Inconscientes de leur action, elles ne comprennent pas que leur perte est à présent inévitable. Cette maladie si contagieuse, devient de plus en plus répandue. Heureusement, des gens luttent contre cette infection. Ces gens porteurs d’espoir créent fondations et organismes pour lutter contre les différents types de cette impureté. Le capitalisme, l’homophobie, la pollution, le racisme, les guerres… Tous des types de maladie contre lesquels il est très difficile de mener bataille. Menez par des gens masqués, ces fléaux détruisent l’humanité. Fondations, organismes, minuscules globules blancs, luttent contre cette maladie. Osent imposer leurs limites aux horreurs. Osent prendre pied devant cette troupe armée, prêt à mourir pour la cause qui leur semble juste. Mais, à qui la faute? Sur qui devons nous rejeter la culpabilité d’une action aussi cruelle? Devons nous remonter au temps d’Adam et Ève alors que cette dernière a mangé la pomme, autorisant pour la première fois le pêché à entrer sur cette Terre? Ou pire encore, est-ce que rejeter la faute sur quelqu’un n’est encore une fois qu’une preuve de notre lâcheté? Une preuve que l’humanité est contaminée, condamnée à errer dans la terreur. Mettons fin à ce massacre, retirons nos masques et dépolluons l’air de ce vice. Peut être que si nous agissons il ne sera pas trop tard. Pas trop tard pour survivre.

mercredi 14 décembre 2011

Être, sembler, paraître, devenir et rester ?

Être, sembler, paraître devenir et rester, voilà les principaux verbes attributifs. Outre le fait qu'ils s'accordent d'une façon particulière en présence d'un participe passé, ils révèlent aussi beaucoup de choses sur notre personnalité et sur le monde dans lequel nous vivons.

Tout d'abord, nous naissons. Pour la première fois, nous sommes. Nous existons et sommes un être à part entière. Déjà, dès le premier moment nous nous imposons. Nous montrons à la terre que nous existons. Donc, voilà la première importance du verbe être dans notre vie. 
Ensuite, nous entrons dans le sembler. Ou plutôt, nous commençons à nous créer une image. Déjà les adultes nous regardent et nous jugent. Ils commencent à savoir qui nous sommes et nous nous forgeons peu à peu une personnalité. Nous sommes donc dans l'étape sembler. Nous ressemblons, à nos parents et nous ressemblons aussi à nous même, à ce que nous allons devenir.
Par la suite, nous entrons dans l'étape paraître et devenir. J'associe ces deux verbes, car selon l'image que nous projetons nous allons devenir un certain type d'adulte. Aussi, plus que nous vieillissons, plus notre image devient importante à nos yeux. Non seulement notre propre image, mais aussi l'image de nos enfants et de notre famille. Il devient de plus en plus difficile de concilier notre véritable personnalité avec la personne à qui nous voudrions ressembler. 
Finalement, à cause de toute ces jugements que la société porte sur nous, il est de plus en plus difficile de pouvoir rester nous même. Nous commençons donc à changer pour pouvoir nous fondre dans le moule bien défini de la société moderne. Bref, le verbe rester disparaît peu à peu de nos vies et il est lentement remplacé par le verbe changer. Un verbe qui soi-disant nous promettrait un meilleur avenir. Mais pourquoi ne pas tout simplement rester nous même ?